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Jean-Luc Darbellay - SPUREN... für Violine und Ensemble - neo
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SPUREN... für Violine und Ensemble

52 plays
Interpreters
Noëlle-Anne Darbellay Ensemble Sturm und Klang Brüssel Thomas Van Haeperen
Composition, Chamber music
98 tracks

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Added on 31 March 2020

Year of creation
2019

Credits and thanks

Spuren... für Violine/Stimme und Ensemble
Noëlle-Anne Darbellay, Violine, Ensemble Sturm und Klang Brüssel, Thomas Van Haeperen, Leitung

In vergangenen Zeiten wählten die Komponisten für ihre Violinkonzerte öfters die Tonart D-Dur: Beethoven, Brahms, Tschaikowsky... Sie ist ideal fürs Instrument, ähnlich wie Es-Dur, das sich für Hornkonzerte besonders bewährt hat.
Die Resonanzverhältnisse der Violine werden durch die Wahl dieser Tonart günstig ausgenützt. Die mitschwingenden leeren Saiten des Dominant- und Subdominantbereiches des Instrumentes beeinflussen die Klangfarbe und das Volumen in besonderer Weise.
Der oft wiederkehrende Ton „ d’ “ in Spuren... ist in diesem Sinne ein Relikt aus früheren Zeiten. Er wirkt quasi als eine „moderne Tonika“. Oft spinnen sich meine Kompositionen um zentrale Töne, die als Ausgangs- und Endpunkt, als „notes pivot“ (Angelpunkt-Töne), sowie als Bindeglieder zwischen verschiedenen Entwicklungen dienen und als Resonanzen ausklingender Phrasen mitschwingen und damit das Stück strukturieren. Diese Disposition erlaubt einerseits Anklänge an ältere Musik, stellt aber auch Ausgangspunkte für ganz leise „Zitate“ neuer Musik dar. Mikrointervalle, geräuschhafte Episoden und dichte, cluster-artige Tonaggregate, die selber bereits an zurückliegende Zeiten erinnern, wo die Entdeckung neuer, andersartiger Klangquellen der Instrumente die Hauptbeschäftigung der Komponisten bildete (60er und 70er Jahre).
Interessanterweise fällt diese Phase der Musikgeschichte in die gleiche Epoche, wie der Höhepunkt der Forschung in Bezug auf die Wiedergabe alter Musik auf historischen Instrumenten. Der Beizug der Stimme zum Instrumentalspiel hätte eigentlich bereits in alten Zeiten „entdeckt“ werden können...
Die Suche nach der Vorstellung der von Bernd Alois Zimmermann postulierten und in den Mittelpunkt gestellten „Kugelgestalt der Zeit“ im musikalischen Ausdruck, findet in Spuren... auf verschiedenen Ebenen statt. Gravitationskräfte, die der Musik grundsätzlich innewohnen, ermöglichen eine Synthese und eine Annäherung reich verzweigter Tendenzen der Musiksprache, die zu einer umfassenden Einheit führt.

Spuren... pour violon/voix et ensemble

Les concertos pour violon ont souvent été écrits par le passé en ré-majeur. Mozart, Beethoven, Brahms... Une tonalité idéale pour l’instrument, un peu comme celle de mi-bémol majeur pour les instruments à vents et particulièrement le cor.
Autour de la fondamentale ré se trouvent, quasiment „à disposition“ les notes des cordes à vide, la (dominante) et sol (sous-domninante), ainsi que le mi idéalement situé pour les dévelopements mélodiques et harmoniques. Voilà déjà l’une des traces de la tradition dans „Spuren...“ où le violon s’appuye très souvent sur la note ré.
J’aime bien écrire mes oeuvres autour de notes centrales, souvent des „notes-pivot“ qui permettent à l’auditeur de trouver des points de repère, des traits d’union, des résonances et des éléments qui servent de points de départ et d’arrivée des dévelopements sonores. Cette disposition permet d’éffleurer des assonances du passé, la modalité par exemple, et avec elle d’autres réminiscences de la musique ancienne ainsi que des „traces“ d’une musique contemporaine qui s’est éloignée à l’opposé de ces éléments grâce à un esprit de découverte sans répit. Une parallèle intéressante: la redécouverte de la musique ancienne jouée sur des instruments de l’époque coïncide temporellement avec des découvertes de nouvelles sonorités en musique contemporaine. Les „baroqueux“ et les „modernistes“ ont longtemps travaillé parallèlement...
L’alliage du jeu instrumental et de la voix dans toutes ses dimensions d’expression aurait déjà, en fin de compte, pu avoir lieu à l’époque baroque ou même avant celle-ci...
Le passé, le présent et le futur étant la base de la temporalité, la célèbre „Kugelgestalt der Zeit“, si chère à Bernd Alois Zimmermann se retrouvent en quelque sorte dans ma démarche qui réunit des élément éloignés par des procédés de syntèse et de rapprochements me permettant d’explorer des moyens sonores disponibles dans plusieurs directions et de plusieurs époques selon des critères musicaux dictés par la force de la „gravitation sonore“, propre à toutes les expressions musicales.
J-L. D.

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