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Jean-Luc Darbellay - DERNIERE LETTRE A THEO für Bariton und Orchester - neo
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DERNIERE LETTRE A THEO für Bariton und Orchester

28 plays
Interpreter
Rudolf Rosen, Bariton, OSR, Klaus Weise, Leitung
Composer
Composition, Orchestra
69 tracks

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Added on 18 August 2019

Year of creation
2010

Credits and thanks

Vincent van Gogh a vendu, de son vivant, une seule toile... La dernière lettre à son frère Théo, qui était l’une des rares personnes à soutenir l’artiste et à croire en lui, est un miroir de cette vie d’artiste oscillante entre un espoir réel de reconnaissance et d’un désespoir le plus profond.
En sept volets dramatiques, le peintre se souvient de son père qui ne l’a jamais compris, du docteur qu’il aimait par dessus tout, du jour où il a mangé ses tubes pour „se déguiser en tableau“ et des autoportraits qu’il a réalisé pour se prouver à lui-même qu’il existait vraiment. Une existence qu’il compare à celle du taureau dans les arénes... „les taureaux c’est comme des tubes de rouge carmin. Ils arrivent avec la vie en trop qui gicle, et puis on les ratatine.“
Il se coupe l’oreille... être de trop...
„À quoi bon, Théo?“ Le refrain retentit régulièrement dans sa pauvre „tête cassée“.
À la fin il s’en va dans les champs de blé qui l’ont toujours inspiré et qu’il ressentait comme des êtres vivants, ressemblant à la mer... pour se suicider.
Ses derniers mots: „et toi aussi je t’aime, mon Théo...“
Un grand orchestre répond aux supplications et aux cris du baryton en commentant le développement dramatique tout en recherchant une sérénité profonde qui a permis à l’artiste de s’exprimer librement, hors de toutes les conventions.

Vincent van Gogh était un précurseur visionnaire de l’art tout comme le compositeur Eric Satie, qui, au dessous d’un projet dessiné d’une sculpture de buste dérisoire de sa personne avait inscrit: „Je suis venu au monde très jeune dans un temps très vieux“.
Le tableau de van Gogh „la nuit étoilée“ de 1889 représente d’immenses étoiles et des nébuleuses géantes au dessus d’un village nocturne. On devine les forces de gravité énormes qui agissent sur ces corps célestes. Le peintre a préssenti en quelque sorte l’existence de „trous noirs“ au centre des galaxies ainsi que la naissance d’astres démesurés comme les super-novas et les „géants rouges“, des phénomènes cosmiques découverts beaucoup plus tard, grâce aux travaux d’un Einstein et des astrophysiciens de la génération suivante.
Le drame de Vincent van Gogh était lié à l’incapacité du monde artistique de reconnaître son génie. Il était sûr que les couleurs qu’il choisissait étaient justes, que les proportions étaient correctes, que sa vision du monde était authentique:
„On me parle comme à un fou, parce que je peins le ciel en rouge-orange ou en vert Véronèse. Je sais que ce n’est pas les couleurs qu’on voit. Je peins mon émotion, que veux-tu...“

J-L. Darbellay

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