URSULA BAGDASARJANZ - VIOLINISTE
Fille d’une violoniste hors pair, Ursula Bagdasarjanz est née à Winterthur (Suisse). Sa musicalité, elle l'a pratiquement trouvée dans son berceau, ou comme elle le croit elle-même, elle l’a reçue en cadeau avant sa naissance pour l’accompagner sur le chemin de la vie. Son père Samuel Bagdasarjanz, qui avait des racines arméno-suisses, est né en Roumanie, d’où sa famille a émigré en Suisse. Grâce à sa mère, Margrit Weiss, née en Suisse mais de souche austro-helvétique, Ursula a appris de bonne heure à s’exprimer sur son instrument. Outre sa mère, ses autres maîtres appréciés et estimés ont été Aida Stucki Piraccini, à Winterthur en Suisse, Marcel Reynal, au Conservatoire National Supérieur de Musique à Paris, en France, où Ursula Bagdasarjanz a été distinguée dans sa jeunesse par un Premier Prix de Violon, et Sándor Végh à Bâle, en Suisse. A Paris et à Berne, elle a ensuite participé à des «Master Classes» animées par Joseph Calvet et Max Rostal.
Pour conclure sa carrière internationale, en tant que violoniste et musicienne pédagogue, Ursula Bagdasarjanz a publié sa collection de CD composée d'enregistrements réalisés par la radio et remastérisés numériquement, et d'un enregistrement en direct. En plus d'œuvres de compositeurs de premier plan, elle se consacre à l’ensemble de l'œuvre pour violon d’Othmar Schoeck. Cette collection de CD (Remastering 2008) est disponible dans le commerce.
Extrait de la critique du CD dans la Revue Musicale Suisse, octobre 2006 …Ses sonorités sont pleines, chaudes, avec un phrasé caractérisé par la clarté et l'intelligence, et un vibrato empreint de sensualité et de bon goût. Sa virtuosité éblouissante dans les perles du répertoire pour violon est attestée par son interprétation de la sonate n° 12 de Paganini. En résumé, ces enregistrements permettent de dire qu’Ursula Bagdasarjanz compte parmi les meilleures violonistes suisses de son époque, et qu’elle n’a pas à craindre la comparaison avec la concurrence de son temps…. M.F.
Après avoir fait ses adieux aux salles de concert, Ursula Bagdasarjanz a intensifié son activité de pédagogue de la musique. Elle a publié coup sur coup aux Editions Kunzelmann (Suisse) deux méthodes complémentaires destinées aux violonistes débutants et avancés, et dont les ouvrages standard de Flesch et Galamian constituent l’aboutissement direct. Une autre œuvre qu’elle a créée a paru au printemps 2005 aux Editions Kunzelmann: les «Sept poésies pour Violon et Piano», qui sont sept pièces destinées à être jouées en bis, et manifestent l'essence même du violon (la partie de piano a été arrangée par Brigitta Meister, Suisse).
Toutes ces œuvres sont disponibles dans les magasins spécialisés; leur distribution aux Etats-Unis et en Europe (Suisse non comprise) est assurée par la C.F. Peters Musikverlag, Francfort sur le Main, Allemagne. Distribution en Suisse: Editions Kunzelmann, Adliswil.
Par ces œuvres, Ursula Bagdasarjanz a prouvé une fois de plus qu'elle fait partie des personnalités les plus marquantes de la musique en Suisse. Dans la réédition (2005) de son ouvrage majeur «Le violon et ses maîtres», le célèbre professeur roumain Dr. Ion Sârbu rend hommage à la création artistique d'Ursula Bagdasarjanz, et la place au même rang que les très grands virtuoses du violon.